Ciné Club : Séance du 03 Février 2026

Salle de la Concorde à 20h30 – Entrée 5€

Fleur du Désert (2009 – VF)

Film Anglais de Sherry Hormann, 2h10

L’incroyable histoire du top model international Waris Dirie, devenue ambassadrice de l’ONU dans le combat contre l’excision.

Waris Dirie est née en 1965 dans la région de Gallacio, dans le désert somalien. Issue d’une famille de nomades somaliens, Waris connaît une enfance rude mais heureuse car entourée des siens. À l’âge de 3 ans, elle est excisée et infibulée au nom de la tradition. Elle a 13 ans quand son père décide de la marier avec un vieillard dont elle sera alors la quatrième épouse. L’homme propose 4 chameaux en échange. La jeune adolescente prend la fuite durant la nuit. Traversant le désert au péril de sa vie, elle atteint la ville de Mogadiscio et retrouve sa grand-mère. Cette dernière lui fait quitter le pays en lui trouvant un poste de « bonne à tout faire » à l’ambassade de Somalie à Londres, chez son oncle. Waris y travaille pendant 6 ans, telle une esclave, totalement recluse et coupée du monde extérieur. Elle y est traitée comme une étrangère. Son oncle, l’ambassadeur de Somalie, ne la considère pas de sa famille.
Quand la guerre civile éclate en Somalie, l’ambassade ferme. Waris se retrouve livrée à elle-même dans les rues de Londres, ne sachant pas un mot d’anglais. C’est alors qu’elle rencontre Marilyn avec qui elle se lie d’amitié. Cette jeune femme l’héberge et l’aide à trouver un emploi. Travaillant dans un fast food, Waris est remarquée par le célèbre photographe de mode Terry Donaldson . Grâce à lui, elle rejoint une agence de mannequins. Malgré de nombreuses péripéties, elle devient rapidement l’un des plus grands top models au niveau international. Elle profite alors de sa célébrité pour dénoncer les mutilations génitales féminine

Il y a un prince charmant new-yorkais, une Cendrillon africaine, on passe des déserts somaliens aux podiums des mannequins, de la misère à la gloire à la faveur d’une rencontre improbable entre une immigrée parlant à peine la langue de son nouveau pays à un photographe de mode qui ressemble un peu à un clodo.
L’héroïne refuse de cautionner l’histoire montée par la presse, celle d’une nomade devenue mannequin, celle du conte de fée. Esclave d’ambassadeurs somaliens, promise à un mariage dès son adolescence à un vieux décrépit qui a beaucoup dépensé pour elle, mariée ensuite à un minable pour obtenir le droit de vivre en Angleterre, son parcours est éprouvant, sa traversée du désert (dans tous les sens du terme !) interminable.
Elle choisira de se définir par ce qui lui a été retiré ; son sexe. Dans une scène à glacer le sang, ce qui n’était que dit, sous-entendu, vient confirmer que ce n’est en rien ici une aventure enviable, mais une histoire de survie.


BlackLabel ( Sens Critique)

AnnéeDistinctionCatégorieNomRésultat
18 au 26 septembre 2009Festival international du film de Saint-SébastienPrix du film européenSherry HormannLauréat
15 janvier 2010Festival du film bavaroisMeilleure productionPeter HerrmannLauréat
Preis der deutschen FilmkritikMeilleure musique de filmMartin TodsharowNomination
23 avril 2010Deutscher FilmpreisMeilleur filmPeter HerrmannNomination

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